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 L'europe médiévale

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calbo
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MessageSujet: L'europe médiévale   Dim 1 Avr - 23:31

La musique médiévale en Europe avait une place très importante. Bien sûr la musique religieuse dominait très largement mais les ménestrels (dans le sud de la France : du comté de Provence au comté de Toulouse). Il y avait aussi les "jeux" mis en musique pour les gens du nord.
Si vous connaissez d'autres "styles" de musique pour cette époque, venez nous en parler ici.

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MessageSujet: Re: L'europe médiévale   Mer 4 Avr - 11:36

Le Moyen Age rompt l'équilibre ancien. La musique répudie le geste et aspire à n'étre que la voix de l'âme et l'interprète du sentiment religieux. Après avoir utilisé les lettres de l'alphabet comme notes de musique, (encore utilisé de nos jours dans les pays Anglo-Saxons), le moine Guy d'Arezzo au XIéme siècle donna le nom des premières syllabes de l'hymne de St Jean Baptiste. "UT queant laxis, REsonaré fibris, MIra gestorum, FAmuli tuorum, SOLve poluti, LAbii reatum, sancte johannes".
Au début du Moyen Age, en dehors de l'église, la musique courante était le lot des jongleurs ambulants qui distrayaient les paysans, les nobles et les bourgeois avec leurs chansons, leurs danses, leurs acrobaties. Le chant Grégorien, ou plein-chant, est la langue de la prière. Elle est monodique et ne comporte pas d'accompagnement. Cependant, ce chant manifeste déjà un commencement d'indépendance par le début (intonation) et la fin (la cadence) de la phrase de plein-chant, qui n'est pas lié aux paroles. Il se manifeste aussi par l'apparition des vocalises sur une même syllabe pour accentuer un sentiment ou une idée. Le rythme, formé de simples alternances de "longues"et de "brèves"(blanches et noires aujourd'hui) est sans idée de proportions précises et moins riche que celui de la Grèce. La mélodie, également plus pauvre que celle de la Grèce, en dérive directement. Elle n'admet que le genre diatonique excluant le chromatisme comme incompatible avec le caractère grave et fort du plein-chant. C'est avec la polyphonie que la composition commença à devenir une activité spécifique. Elle est la superposition des voix par opposition au chant monodique. La première période de la polyphonie connut son apogée vers les XIIéme et XIIIéme siècle avec l'école de la cathédrale Notre-Dame de Paris. Les plus grands parmi eux furent: Léonin et Pérotin vers 1180-1236. Les principales formes étaient le motet et le conduit. Le motet est construit à partir d'un chant fermé (cantus firmus) liturgique. La teneur (ténor plus tard), voix principale peut être vocale ou instrumentale. Elle évoluera accompagné de chants polyphoniques avec des textes indépendants et des rythmes variés. Des les premières années du XIVéme siècle, un renouvellement du langage musicale apparaît : c'est l'Ars Nova. Certains disciples d'une nouvelle école, mettent leur attention à mesurer les temps et s'appliquent par des notes nouvelles, à exprimer des airs, coupent des mélodies, sans repos, enivrent les oreilles, et ne guérissent point les âmes. Cette émancipation de l'écriture musicale est surtout l'oeuvre de Philipe de Vitry et de Guillaume de Machaut.

Source : http://medieval.mrugala.net/Musique%20medievale/index.html

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MessageSujet: Re: L'europe médiévale   Lun 23 Avr - 11:19

Le moyen-âge musical s'étend sur une période un peu plus longue que le moyen-âge historique (dont la fin est se situe généralement à la fin de la guerre de cent ans en 1453) et recouvre une partie de la renaissance. Le moyen âge musical peut se diviser en quatre parties : - la musique grégorienne - l'école de Notre Dame - l'ars nova - la musique de la renaissance.

LA MUSIQUE GREGORIENNE:

Sous l'autorité du pape Grégoire le Grand durant le Vème siècle, s'établissent une pratique religieuse unique mais aussi un style de musique. Le latin est imposé à toute l'église chrétienne. Les offices religieux sont codifiés (prières, chants...). Le chant liturgique ainsi unifié sera appelé plus tard "chant grégorien". Il s'imposera à pratiquement toute l'Europe chrétienne. Le chant grégorien est un chant pour voix d'hommes à l'unisson. Il a pour but de mettre en valeur les textes sacrés. l'endroit où il était chanté dans l'église s'appelle aujourd'hui le "choeur". Grégoire fait plus. C'est lui qui nommera les notes de musique par les premières lettres de l'alphabet : A, B, C, D, E, F, G. Cette notation est toujours utilisée par les anglo-saxons. Ces notes correspondent dans la gamme latine à respectivement : la, si, do, ré, mi, fa, sol. Les neumes (suite de barres et de points représentant la mélodie) seront inventés au IX ème siècle. Le trope (une note par syllabe), sera inventé un peu plus tard par le moine Notker. Les papes qui succèdent à Grégoire le Grand continue son action et un ensemble liturgique est peu à peu élaboré. Les rois francs et surtout Charlemagne donnent une place très importante à la musique.

L'ECOLE DE NOTRE DAME:

A partir du IX ème siècle, les chants collectifs comportent une mise en scène un peu plus élaborée et se détachent parfois du contexte liturgique. Ces "drames" moyenageux sont un peu les ancêtres de l'opéra. La poésie suit la même évolution et c'est le développement des troubadours (poète de la langue d'oc) et des trouvères (troubadour du Nord de la France de la langue d'oïl). Paris devient durant cette période un centre culturel très important. La construction de la cathédrale commence en 1163. Des compositeurs se rassemblent dans un groupe qui porte le nom de la cathédrale. Alors que le chant grégorien se chantait à l'unisson, la polyphonie (plusieurs voix mélodiques indépendantes les unes des autres) se perfectionne sous leur autorité. Une composition musicale appelée le motet (chacune des voix chante un texte différent) apparait à son tour. L'écriture musicale (voir neumes et trope) se perfectionne elle-aussi. Enfin, on peut noter l'apparition d'instruments de musique dans la musique sacrée. Adam de la Halle (1240-1285) est l'un des plus grands musiciens de cette époque. Il assurera la transition avec l'ars nova.

L'ARS NOVA:

Pendant une période très difficile (guerre de cent ans, épidémies de peste, schisme religieux...) apparait l'ars nova. Philippe de Vitry (1291-1361) écrit un livre qui devient célèbre et déclenche un nouveau mouvement musical. Le terme Ars Nova provient de ce traité (vers 1325). Les nouveautés concerne essentiellement la notation et la rythmique. Les notes sont pleines ou évidées, rouges ou noires, ceci afin d'améliorer la lecture de leur durée. Apparaissent égelement la syncope (rythme), et le contrepoint (différentes voix qui peuvent être entendues simultanément). Cette période sera l'âge d'or de la polyphonie. La première oeuvre de l'ars nova est le "Roman de Fauvel" (1314). Les grands musiciens le l'Ars Nova sont du Nord (Flandres, Angleterre) : Guillaume de Machaut (v.1300-1377) né à Machaut en Champagne, il fut le secrétaire du Roi Jean de Bohême (1323-1340), avant de servir le Roi de France, Charles V. Sa Messe de Notre-Dame à quatre voix est la première messe polyphonique connue entièrement écrite par un seul musicien. Gilles Binchois (vers 1400-1460), fils d'un notable de Mons fut soldat puis prêtre, il s'installe à Lille puis dans le Hainaut. Certaines de ses oeuvres profanes connurent une grande popularité. John Dunstable appelé le père du contrepoint, et surtout Guillaume Du Fay dont les motets et les messes sont encore célèbres.

source : http://membres.multimania.fr/magnier/musique.html

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