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 La période romantique (1800 1900)

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calbo
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MessageSujet: La période romantique (1800 1900)   Mar 3 Avr - 10:52

C'est une période très riche et musicalement intense. Parlez en ici

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MessageSujet: Re: La période romantique (1800 1900)   Mer 4 Avr - 22:02

La notion « romantique » désigne la musique qui s'échelonne du début XIXe jusqu'au tout début XXe siècle. La musique, comme la peinture, est influencée par le romantisme qui, à l'origine, est un mouvement littéraire. La musique romantique vise ici à susciter l'émotion, à bouleverser. Le piano-forte, en remplaçant le clavecin, permet désormais d'exploiter de puissants contrastes de dynamique. De la même façon, l'orchestration devient de plus en plus audacieuse et élaborée, d'autant plus que certains instruments, comme par exemple le cor, sont modifiés par les facteurs d'instruments de manière à devenir plus maniables. Les sonorités inventées par les romantiques sont particulièrement colorées et évocatrices, davantage en tout cas que chez des classiques comme Haydn ou Mozart. À la jonction de ces deux courants se situe la puissante personnalité de Ludwig van Beethoven, dont les premières œuvres se rattachent à l'esthétique classique tandis que celles de sa maturité doivent être considérées comme le début du romantisme musical. Tout au long du XIXe siècle, la musique romantique conservera dans ses caractéristiques une certaine continuité, une homogénéité temporelle de style, que les autres formes artistiques du romantisme ne connurent pas. À la base de cette continuité se trouve peut-être une idéologie philosophique : la musique devenait enfin une réelle forme d'art. La musique commençait à prendre une toute autre dimension ; elle n'était désormais plus considérée comme un art mineur, œuvre d'artisans. Par conséquent, ce qui caractérise la musique romantique est surtout l'individualité dans les styles.

LES DIFFERENTES FORMES DE LA MUSIQUE ROMANTIQUE

1) la symphonie
Portée au plus haut degré par Beethoven, la symphonie devient la forme la plus prestigieuse à laquelle se consacrent de nombreux compositeurs. Les plus conservateurs respectent le moule beethovénien : ainsi de Schubert, Mendelssohn-Bartholdy, de Schumann, de Brahms. D'autres font preuve d'une imagination qui leur fait dépasser ce cadre, dans la forme ou dans l'esprit : le plus audacieux d'entre eux est Berlioz. Enfin, certains vont par delà raconter une histoire tout au long de leurs symphonies ; tels Liszt, ils vont créer le poème symphonique: nouveau genre musical généralement composé d’un unique mouvement et inspiré par un thème, un personnage ou un texte littéraire. Puisque le poème symphonique est articulé autour d’un leitmotiv (motif musical permettant d’identifier un personnage, le héros par exemple), il est à rapprocher de la musique à programme.

2) le lied
Le pianoforte s'étant beaucoup développé au cours de la période romantisme, ce genre musical est apparu. Le lied est une musique vocale accompagnée le plus souvent par un piano. Le chant est tiré de poèmes romantiques ; et ce style permet de rapprocher le plus possible la voix des sentiments. Il est à noter que l'un des premiers compositeurs les plus célèbre des lieder, est Schubert, cependant beaucoup d'autres compositeurs romantiques se sont donnés au genre du lied ; on retiendra donc, après ce dernier, Schumann, Wolf et Mahler.

3) Le concerto
C'est Beethoven qui inaugure le Concerto romantique, avec ses cinq concertos pour piano et son monumental concerto pour violon. Son exemple est suivi par de nombreux compositeurs : le concerto rivalise avec la symphonie dans le répertoire des grandes formations orchestrales. Enfin, le concerto va permettre à des compositeurs musiciens de révéler leurs virtuosités, tels Paganini au violon, et Liszt au piano

4) l'opéra romantique
a-la France
Au cours du XIXe siècle, le romantisme gagne l’opéra ; et c’est Paris qui en est le foyer. La plupart des opéras romantiques sont composés par des compositeurs vivant en France, tels Cherubini, et Auber. L’apogée du style provient d’œuvres de Meyerbeer. En ce qui concerne les opéras réellement français, « les Troyens » de Berlioz est ignorée, tandis que « Faust » de Gounod est « l’un des opéras français les plus populaires du milieu du XIXe siècle. » A la deuxième partie du XIXème, Bizet va révolutionner l’opéra avec son « Carmen » : « couleur locale reposant sur l'utilisation de chansons et de danses espagnoles » D’après Nietzsche, c’est « un rayon de lumière méditerranéen dissipant le brouillard de l’idéal wagnérien ». L’intérêt pour les œuvres à « couleur locale » est confirmée avec « Lakmée » de Delibes, et « Samson et Dalida » de Saint-Saens. Le compositeur français le plus productif de la dernière partie du siècle est Jules Massenet (« Manon », « Werther », « Thaïs »). Offenbach (« les contes d’Hoffmann »), s’impose comme le maître de l’opéra-comique français du XIXe siècle, appelé opéra bouffe. Il va aussi développer l’opérette. En 1902, on quitte le romantisme français, pour nous tourner vers l’impressionnisme avec « Pelléas et Mélisande » de Debussy.

b-l'Allemagne
Weber, avec Der Freischütz (1821) crée le premier opéra romantique allemand ; le premier grand opéra étant Fidelio de Beethoven. Wagner, à partir du « Vaisseau fantôme », introduit le leitmotiv, et le procédé de mélodie cyclique. Il révolutionne l’opéra (par sa durée, puissance instrumentale…), et est à l’origine de la Tétralogie : « un des sommets de l’opéra allemand ». Il crée le « drame musical », et de plus, l’orchestre devient désormais protagoniste du drame au même titre que les personnages. En 1876 est créé le festival de Bayreuth. L’influence de Wagner se poursuivit dans pratiquement tous les opéras, jusque dans « Hänsel et Gretel » d’Humperdinck. La figure dominante en est Richard Strauss, qui utilisa une orchestration et des techniques vocales similaires à celles de Wagner dans « Salomé » et « Elektra » Le Chevalier à la rose devint son œuvre la plus populaire.

c)-l'Italie
Le romantisme italien commence avec Rossini (le Barbier de Seville, Guillaume Tell) ; il crée le style « bel canto. » Deux grands compositeurs se trouvant à la même période reprennent aussi ce style: Bellini (qui compose la Norma, et la Somnambula), et Donizetti (qui compose l’Elixir d’amour, et Lucia de Lammermoor) Cependant, le symbole de l’opéra italien, est Verdi : le choeur des esclaves de Nabucco sera un hymne à toute l’Italie. Il compose la trilogie « la Traviata », « Rigoletto », et « le Trouvère » ; mais aussi Aïda, puis la tragédie avec Otello, et Falstaff. « Il a insufflé à ses œuvres une vigueur dramatique et une vitalité rythmique inégalées. » A la deuxième partie du XIXème, Puccini, successeur incontesté de Verdi, transcende le réalisme en vérisme. « Manon Lescault », « la Bohème », « Tosca », « Madame Butterfly » sont des « opéras mélodiques, chargés d’émotion »
« L’héritage du romantisme est aussi complexe que le sont les origines du mouvement. » D’une certaine façon, des mouvements comme l’impressionnisme (Debussy), l’expressionnisme (Malher) et le vérisme (Puccini) sont tous, héritiers aux idées romantiques. On peut même trouver un romantisme « refoulé » dans les œuvres de compositeurs aussi anti-romantiques que Igor Stravinsky. Le Romantisme va permettre à des compositeurs d’affirmer leurs patriotisme ; en mettant en valeur leurs style musical à leur nation, tels Grieg en Norvège, Elgar en Grande Bretagne, et Sibelius en Finlande. Enfin, ce qui mettra fin au Romantisme musical, sera la Première Guerre mondiale.

source : wikipédia

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MessageSujet: Re: La période romantique (1800 1900)   Lun 23 Avr - 11:24

Les premières manifestations du romantisme apparaissent surtout dans la littérature vers la fin du XVIIIème siècle. Son influence dans la musique n'interviendra qu'au siècle suivant. En musique, le compositeur romantique exprime ses états d'âme dans ses oeuvres alors que durant la période classique, il s'agissait de "musique pure". La littérature est la source d'inspiration principale des romantiques. L'époque romantique est présente en même temps en France et en Allemagne. Ces musiciens font éclater les formes traditionnelles élaborées pendant la période dite classique. L'orchestre s'étoffe et accueille des nouveaux instruments (clarinette basse, contrebasson...). Paris devient la capitale de l'opéra et les musiciens italiens, spécialistes du genre, s'y bousculent. Outre Bellini, Donizetti il faut surtout parler de Gioacchino Rossini (1792-1868) qui connaitra avec ses opéras une gloire internationale dans toute l'Europe et principalement en France. Il arretera de composer très tôt dans sa vie (environ en 1830) hormis quelques oeuvres à caractère religieux. Le grand musicien français de cette époque est Hector Berlioz (1803-1869). Reconnu à l'étranger, il ne connaitra qu'épisodiquement le succès en France. Il est le créateur de l'orchestration moderne. Cette période connait de nombreux génies : Frédéric Chopin (1810-1849) d'origine franco-polonaise dont l'oeuvre est surtout consacrée au piano. Felix Mendelssohn Bartholdy (1809-1847) ami de Goethe, musicien complet et prototype du Chef d'orchestre moderne. Il fera connaitre au grand public l'oeuvre de Bach. Robert Schumann (1810-1856) pianiste virtuose, et compositeur très doué. Il incarne parfaitement le romantisme allemand. Vers 1850, le romantisme en littérature a déjà cédé la place au réalisme (Zola). Les compositeurs manifestent une plus grande liberté dans les formes musicales. C'est aussi la période des grandes symphonies et l'avènement des grands chefs d'orchestres (von Bulöw...). Chaque concert est maintenant précédé de minutieuses répétitions. Franz Liszt (1811-1886) d'origine hongroise est sans doute le plus grand pianiste de son temps. Il retire de ses nombreux concerts une gloire sans cesse grandissante et se révèle également un grand compositeur. Il est l'un des précurseurs du nationalisme musical dont un des représentants italiens est Giuseppe Verdi (1813-1901). Il est l'image même de l'artiste engagé. La France connait encore quelques grands compositeurs dont Georges Bizet (1838-1875) dont l'opéra Carmen reste le plus joué dans le monde et Charles Gounod (1818-1893). Jacques Offenbach (1819-1880) donnera ses lettres de noblesse à l'opérette mais cependant détrônée par l'opérette viennoise des Strauss. La fin du romantisme coincide avec le règne musical de Johannes Brahms (1833-1897) qui connaitra une vie pleine consacrée à la musique. La musique de Brahms reste impertubable dans une période pleine de contradictions. Son oeuvre inspirée par le romantisme repose néanmoins sur une structure classique. Il sera le modèle des compositeurs allemands modernes.

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MessageSujet: Re: La période romantique (1800 1900)   Lun 23 Avr - 11:25

LE NATIONALISME

La musique devient, à partir du milieu du XIXème siècle, un instrument privilégié des revendications nationales. Les musiciens s'inspirent essentiellement du folklore et des mélodies populaires nationales. Les écoles nationales éclosent en peu partout dans le monde (Bohême, pays slaves, baltes...). En Bohême, une école tchèque est fondée par Bedrich Smetana (1824-1884) auteur de la très célèbre "Moldau" et dont la tradition sera perpétuée par Anton Dvorak (1841-1904) qui se révèlera au monde entier en s'inspirant de l'âme slave. La musique russe se réveille avec Mickhaïl Glinka (1804-1857) qui créée une musique puisant aux sources slaves. Il sera un modèle pour tous les musiciens russes des générations suivantes. Le plus célèbre reste néanmoins Piotr Ilitch Tchaikowski (1840-1893). Il est considéré comme le plus grand symphoniste russe de sa génération. Toute ses oeuvres lyriques s'inspireront de l'identité nationale. Le groupe des cinq désire voir apparaitre une musique spécifiquement nationale. Il est composé de Mili Alexeïevitch Balakirev (1837-1910) le chef de file, César Cui (1835-1918), Modeste Petrovitch Moussorgski (1839-1881) qui possède un instinct génial mais peu de technique compositionnelle et dont plusieurs oeuvres restent très célèbres, Nicolaï Rimski-Korsakov (1844-1908) très inspiré par Berlioz sera un grand orchestrateur et enfin Alexandre Borodine (1833-1887) chimiste de formation et auteur de très belles compositions. Le désastre de la guerre de 1870 réveillera des instincts nationalistes en France qui verra l'éclosion de remarquables symphonies. César Franck (1822-1890) musicien belge naturalisé français, Ernest Chausson (1855-1899), Vincent d'Indy (1851-1931) en seront les chefs de file. Parrallèlement, il existe un courant typiquement français qui essaie de renouer avec la tradition nationale de Berlioz et des romantiques et des classiques. Ces musiciens sont incarnés par Edouard Lalo (1823-1892), Gabriel Fauré (1845-1924) dont le requiem est très connu et surtout Camille Saint-Saens (1835-1921) dont la longévité en fera un témoin de nombreux courants et l'un des plus grands compositeurs français. Après la guerre de 1870, Richard Wagner (1813-1883)est le héros de l'Allemagne nationaliste. Maitre à penser d'une génération de musiciens, il impose ses opéras à Bayreuth. Des orchestres imposants apparaissent dans toute l'Allemagne. Il sera opposé toute sa vie au classissisme de Brahms. Anton Bruckner (1824-1896) incompris du public durant sa vie, opposé malgré lui à Brahms, est le spécialiste de la symphonie solennelle et majestueuse. Son disciple le plus connu est Gustav Mahler (1860-1911) que l'on peut considérer comme le dernier des compositeurs romantiques. Il sera également l'un des plus grands chefs d'orchestre. Enfin, en Italie, Giuseppe Verdi symbolise le génie national italien. Il apparait comme la synthèse des tendances de l'opéra italien. Giacomo Puccini (1858-1924) déroute le public par une orchestration inédite mais très vite obtient des triomphes mérités. Il est un des représentants du vérisme manifestation proche du réalisme français en opposition avec les héros mythiques de Wagner. Enfin entre les nationalistes et les impressionnistes peut-on classer Richard Strauss (1864-1949). Il n'est pas novateur mais sa musique est puissante et conserve une forte structure classique.

source : http://membres.multimania.fr/magnier/musique.html

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