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 Luigi Boccherini (1743 1805)

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calbo
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MessageSujet: Luigi Boccherini (1743 1805)   Mer 11 Avr - 12:04

Luigi Boccherini est né le 19 février 1743 dans la petite ville italienne de Lucques, alors capitale du minuscule duché de Toscane, près de la côte tyrrhénienne et non loin de Pise. Son père, Leopoldo Boccherini, excellent contrebassiste et violoncelliste à ses heures, a déjà eu deux enfants de son épouse Maria Santa: l'aînée, future danseuse, s'appelle Maria Ester et deviendra l'épouse du chorégraphe Onorato Viganò. Quant au garçon, il s'agit de Giovanni Gastone, qui se distinguera comme librettiste, notamment de plusieurs opéras d'A. Salieri. Le petit Luigi ne va pas tarder à se distinguer par d'exceptionnelles aptitudes musicales que révèle rapidement sa curiosité pour le violoncelle. Le père sera alors conduit à initier cet enfant précoce à la technique de cet instrument, pour lequel le futur compositeur témoignera une prédilection qui ne sera jamais démentie. Leopoldo Boccherini, étonné par les rapides progrès de son fils, décide alors de le confier à quelqu'un de plus expérimenté que lui. Il s'adresse donc au maître de chapelle de la cathédrale de Lucques, Domenico Francesco Vannucci, sous l'autorité duquel le jeune Luigi va faire ses débuts, en 1756, face au public de sa ville natale, à l'occasion d'un concert auquel un autre compositeur de Lucques semble avoir assisté probablement: Giacomo Puccini (1712-1781), ancêtre du célèbre compositeur homonyme. Le succès remporté par le jeune Boccherini convainc son père et Vannucci que le moment est venu de l'envoyer à Rome. On le recommande alors au compositeur Giovani Battista Costanzi ( 1704-1778) aujourd'hui oublié, mais assez renommé à l'époque, tant pour sa musique religieuse que pour son activité de soliste, car il fut l'un des premiers violoncellistconcertistes.
A Rome, parallèlement aux leçons de Costanzi, Boccherini va parfaire ses connaissances musicales en se familiarisant notamment avec le style très pur de Palestrina, dont la musique religieuse est encore chantée à la Chapelle Sixtine. Il va découvrir également les oeuvres de Gregorio Allegri, auteur d'un célèbre Miserere qui provoquera une très forte impression sur le jeiune homme ( la copie de cette oeuvre ayant été interdite, on sait que Mozart la reproduira d'oreille après une seule audition). Ce séjour à Rome ne sera cependant pas très long, car son père vient d'obtenir un poste de contrebassiste dans l'orchestre du théâtre de la cour de Vienne ainsi qu'une place de violoncelliste pour Luigi. Leopoldo a en outre réussi à ce que ses enfants Maria Ester et Giovanni Gastone fassent partie du corps de ballet de ce même théâtre. Aussi Luigi va-t-il retrouver toute sa famille dans l'un des centres musicaux les plus actifs et les plus brillants du XVIII è sièle. Dès leur arrivée à Vienne, au cours de l'année 1757, la chance va d'ailleurs sourire aux Boccherini, et particulièrement à Maria Ester qui, peu de temps après, va épouser, comme on l'a dit, Onorato Viganò, membre de la célèbre famille de danseurs du même nom qui sillonne alors toute l'Europe. Pour sa part, Giovanni Gastone abandonne la danse; c'est à partir de ce moment qu'il devient assez rapidement un librettiste d'opéra et d'oratorio réputé; c'est lui qui écrira notamment le texte du premier oratorio de Haydn, il Ritorno di Tobia, créé en 1775. Luigi Boccherini, quant à lui, ne désire pas mener une vie brillante à Vienne, mais rêve plus simplement d'être un compositeur et un violoncelliste respecté dans sa ville natale. Il sollicite ainsi des autorités locales qu'elles lui accordent un poste de violoncelliste à la Chapelle palatine de Lucques. Luigi obtiendra finalement en 1764 la place pour laquelle il a postulé, mais il s'apercevra très vite que sa maigre rémunération ne correspond pas du tout au travail permanent que requiert cette activité. Il va alors se distinguer par une initiative radicalement nouvelle pour l'époque: la formation du premier quatuor à cordes, constitué par des solistes qui interprètent de la musique de chambre pour un public payant sa place au concert. Outre Boccherini qui joue naturellement la partie de violoncelle, les membres de cet ensemble sont le violoniste Filippo Manfredi (1729-1777), originaire de Lucques et élève de Tartini; Pietro Nardini (1722- 1793), lui aussi violoniste et élève de Tartini; enfin Giovanni Guiseppe Cambini (1746-1825), auquel est confié la partie alto. Le répertoire du groupe est constitué pour l'essentiel par des oeuvres de Haydn, de Boccherini lui-même et de compositeurs plus connus à l'époque qu'aujourd'hui. La précarité de cette situation d'interprète ne convient toutefois pas à Boccherini qui, comme la plupart des musiciens de l'Ancien Régime, espère obtenir un poste plus stable dans une cour nobiliaire ou royale, seule façon d'assurer réellement son avenir. C'est entre 1764 et 1768, durant son séjour à Lucques, qu'il composera les deux oratorios: Guiseppe riconoscuito, et Gioas, re di Guidea. En 1765, il donnera sa cantate profane La Confederazione dei Sabini a Roma. Sur une proposition de Filippo Manfredi, Boccherini se rend à Paris avec cet artiste en 1768. Au cours du voyage, ils donnent une série de concerts et leur succès, pensent-ils alors, ne les abandonnera pas quand ils seront arrivés à destination.
Manfredi et Boccherini ne tardent pas à s'introduire dans la vie musicale d'une ville qui, après la fameuse Querelle des Bouffons ( dispute survenue entre 1752 et 1754, et qui divisa les esprits partisans de la musique italienne [Rousseau] et défenseurs de la musique française [ Rameau] laisse les portes grandes ouvertes à l'italianisme. Boccherini est invité à se produire dans les salons de la noblesse française; les éditeurs Venier et La Chevardière entreprennent la publication de certaines oeuvres de chambre du compositeur, notamment une série de quatuors à cordes, opus 1, qui datent de 1761-1766, et une autre série de trios, opus 2 (1768). Cette même année, Manfredi et Boccherini vont également réussir à se présenter comme compositeurs au "Concert spirituel". Cette institution, depuis 1725, donne en effet des concerts publics qui font la gloire de la vie musicale française grâce aux oeuvres des meilleurs auteurs du moment. Les deux Italiens connaissent un retentissant succès, qui contribuera à étendre leur renommée. Peu après, on ne sait pas exactement pour quelle raison, l'ambassadeur d'Espagne à Paris essaiera de convaincre les deux virtuoses de s'installer à Madrid où, selon lui, de grandes perspectives les attendent. Cette proposition apparaît pour le moins étrange lorsqu'on sait qu'à cette époque règne en Espagne Charles III, dont l'aversion pour la musique est telle qu'il a fait disparaître les compagnies d'opéras italiens de Madrid, et qu'il n'autorise les manifestations musicales qu'à l'occasion de cérémonies exceptionnelles. L'horizon ouvert par l'ambassadeur est toutefois si prometteur que les deux artistes acceptent de se rendre à Madrid dans l'espoir de succès et de sécurité.

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MessageSujet: Re: Luigi Boccherini (1743 1805)   Mer 11 Avr - 12:07

Madrid, en dépit de leurs espérances, n'offrira pas aux deux musiciens tous les avantages qu'ils escomptaient pour asseoir leur réputation. D'autre part, malgré la réserve appliquée à l'activité musicale, c'est encore comme compositeur d'opéras qu'il serait possible de s'imposer (et tel n'est pas le cas de Boccherini); seul ce genre de musique étrangère bénéficie encore d'un certain intérêt dans la ville, encore qu'il suscite beaucoup moins d'enthousiasme qu'à Barcelone ou à Valence. Par ailleurs, de nombreux musiciens italiens appartiennent aux orchestres de la cour, tant à la chapelle du palais que dans les autres lieux. Certains d'entre eux essayeront de freiner l'ascension prévisible de Manfredi et de Boccherini lorsque ceux-ci, précédés par leur renommée, arrivent dans la capitale espagnole. Ainsi, bien que Manfredi soit parvenu finalement à s'introduire avant son confrère dans l'orchestre privé de l'infant Don Luis, frère de Charles III, Boccherini restera malheureusement à la merci de ses maigres ressources et de quelques concerts dont les recettes insuffisantes ne lui permetteront pas d'assurer sa subsistance et d'entretenir sa mère, qui l'a rejoint entre-temps. Il ne cesse pas pour autant d'exercer son métier de compositeur et, en 1769, il dédiera à l'infant Don Luis une série de six quatuors. Ces pièces seront reçues favorablement par le dédicataire, et Boccherini se nommera lui-même "Compositeur et virtuose de la chambre de Son Altesse Don Luis, Infant d'Espagne" sur la partition. En fait, ce n'est qu'en novembre 1770 que l'infant Don Luis engagera Boccherini en tant que violoncelliste de chambre et compositeur personnel. Les oeuvres du musicien italien devront désormais rester la propriété exclusive de l'infant ( sauf accord particulier de celui-ci autorisant l'auteur à les publier ou à les interpréter ailleurs). En outre, ses appointements correspondent enfin aux exigences que sa célébrité grandissante entraîne (il vient de publier une nouvelle série de quatuors à Madrid). Cette stabilité à laquelle aspirait tant Boccherini semble enfin avoir été conquise. Il se met dès lors à écrire de nombreuses oeuvres de musique de chambre, plus particulièrement des quatuors et des quintettes qui accroissent encore son prestige. Selon l'un de ses biographes actuels, la baronne Germaine de Rothschild, la cour de l'infant disposait d'un quatuor à cordes composé de musiciens probablement catalans, portant tous le nom de Font (le père et les trois fils). C'est pour eux que Boccherini va composer certains quatuors, et il se joindra parfois à leur ensemble afin d'interpréter quelques quintettes. C'est de cette époque que datent les fameux quatuors de l'opus 15 (1772) qui confréront à leur auteur une renommée européenne. Peu après, cependant, l'infant Don Luis contractera un mariage morganatique et, de ce fait, se verra quasiment écarté de la cour (1776). Il résidera dès lors à Las Arenas ( Avila); bien qu'il ait gardé avec lui ses musiciens et que ceux-ci poursuivent leurs activités en donnant des auditions privées à l'infant et à son épouse, cet isolement portera sans aucun doute préjudice à Boccherini. N'ayant plus de contacts avec la vie culturelle madrilène, il se voit contraint d'écrire des oeuvres destinées à des ensembles restreints. Il faut préciser en effet que les membres de la famille Font se trouvent eux aussi à Las Arenas. Quelques compositions intéressantes vont naître au cours de ces années, comme le Quintette de la Musique nocturne de Madrid (1780). C'est à cette époque que date une première version du Stabat Mater (1781), qui ne revêtira sa forme définitive qu'en 1800. L'infant Don Luis ne va pas exercer de manière stricte le droit d'exclusivité qu'il possède sur la production de Boccherini. Il consent généralement à ce que celui-ci publie ses oeuvres à l'étranger, car il n'existe pas encore en Espagne d'éditeur capable d'assurer une diffusion convenable, comme cela est déjà le cas dans diverses villes européennes. Aussi Boccherini va-t-il entrer en contact avec les plus importantes maisons d'édition qui feront connaître ses principales oeuvres de musique de chambre. On publiera à Paris, en 1775, ses quintettes de l'opus 11, dont le numéro 5 contient la célèbre pièce intitulée Menuet de Boccherini. Ces quintettes recourent à deux violoncelles, deux violons et un alto -combinaison instrumentale privilégiée du compositeur. L'autre combinaison (deux violons, deux altos et un violoncelle) ne représente qu'une modeste part de la production de l'auteur dans ce genre musical. Plusieurs oeuvres seront également publiées à Vienne et dans d'autres villes germaniques. L'oeuvre de Boccherini dans le domaine de la musique de chambre, notamment les quatuors, va rivaliser avec celle de Haydn, l'un des rares auteurs aussi féconds que lui. Les contemporains de ces deux compositeurs vont apprécier l'apparente similitude de leurs oeuvres. Boccherini étant jugé toutefois plus proche du style galant, il sera parfois surnommé avec humour "la spinosa" ("l'épouse"), par opposition au caractère plus "masculin" des oeuvres de Haydn. Par ailleurs, bien qu'ils ne se soient probablement jamais rencontrés, les deux musiciens se voueront une admiration réciproque dont on conserve de nombreux témoignages. En 1785, Boccherini perd subitement son protecteur, l'infant Don Luis, qui meurt le 7 août. L'épouse du compositeur, Clementina Pelicho, était décédée peu auparavant, le laissant seul avec cinq enfants à élever. Par chance, le roi Charles III, qui avait gardé beaucoup d'affection pour son frère, l'infant Don Luis, lui accordera une pension. Boccherini essaie alors de trouver un nouveau protecteur. Il obtiendra satisfaction grâce à Frédéric Guillaume II de Prusse, qui le nommera compositeur de sa chambre. Cette charge oblige naturellement le compositeur à réserver ses oeuvres musicales au roi, mais elle n'implique pas, ainsi que l'a supposé un critique mal informé, que Boccherini soit dans l'obligation de séjourner à Berlin. On relève, parmi ses compositions, une remarquable symphonie en ré mineur intitulée La Casa del Diavolo et un nombre considérable de trios, de quatuors et quintettes.
A partir de1786 et pendant quelques années, Boccherini va se trouver à Madrid au service de la duchesse de Benavente-Osuna, l'une des plus importantes dames de la cour. Entretenant un petit orchestre privé, la duchesse est très soucieuse de présenter dans son salon les pièces les plus représentatives du compositeur italien. Boccherini exerce d'ailleurs la charge de directeur de cet orchestre et donne en 1786 son unique oeuvre scénique, une zarzuela intitulée La Clementina. Cet ouvrage sera monté à nouveau quelques temps plus tard à Valence. Il disparaîtra cependant du répertoire jusqu'à sa récente exhumation. Auprès de sa protectrice, Boccherini aura l'occasion de fréquenter le peintre Goya, qui sera nommé en 1789 "pintor de cámara" sous Charles IV. Puis soudain, et l'on ne possède à ce sujet aucune explication, le compositeur quitte son poste; il n'est guère qu'un incident fâcheux qui puisse ainsi avoir poussé Boccherini à abandonner cet emploi somme toute intéressant et relativement lucratif. Certains auteurs ont avancé que le compositeur se serait à l'époque rendu à Berlin, mais cette assertion ne repose sur aucun fondement clairement établi. Frédéric Guillaumme III, successeur du souverain, n'éprouve aucun intérêt pour la musique et n'hésite pas à résilier le contrat du compositeur. Ainsi, dans ses dernières années, assombri par les difficultés financières et abattu par les privations, Boccherini tente de vendre certaines de ses oeuvres au compositeur d'origine autrichienne Ignaz Pleyel (1757-1831), devenu éditeur à Paris en 1795. Profitant de l'isolement de Boccherini à Madrid et de la précarité de sa situation, Pleyel ne le paiera que fort peu, alors que ses oeuvres se vendent plutôt bien. Boccherini sera même contraint de vendre en Espagne des adaptations pour guitare de plusieurs de ses compositions, seule façon pour lui d'attirer encore l'attention d'un public frivole: on lui doit en effet 12 quintettes avec guitare et une curieuse symphonie concertante pour guitare et orchestre à cordes (1799). C'est également de cette dernière période que datent diverses oeuvres de musique de chambre (6 quintettes avec piano) composées "en l'honneur de la nation française"; ces compositions constituent peut-être une façon discrète pour Boccherini d'exprimer son admiration pour le Nouveau Régime. Rédigées en 1799, ces pièces semblent être dues, comme le montre Germaine de Rothschild, à la reconnaissance que le compositeur aurait manifestée pour un article élogieux pour sa musique paru dans un journal parisien. Grâce à Lucien Bonaparte, frère de Napoléon et ambassadeur français à Madrid, Boccherini obtiendra une charge rémunérée consistant à diriger les concerts que le diplomate donne devant la noblesse à Madrid. En hommage à ce nouveau protecteur, le compositeur lui dédiera deux séries de quintettes, les opus 60 et 62. Une succession de malheurs familiaux vont cependant s'abattre sur Boccherini; les décès de plusieurs de ses enfants et de sa seconde épouse, María del Pilar Joaquina Porreti, vont en effet précipiter sa fin. Tombé alors dans une extrême pauvreté, vivant dans un logement inconfortable, le compositeur mourra à Madrid (des suites d'une maladie pulmonaire) le 28 mai 1805. Ses descendants résideront eux aussi en Espagne et l'un d'eux publiera en 1879 des esquisses biographiques du compositeur ainsi qu'un catalogue de ses oeuvres. L'oeuvre de Boccherini a peu à peu disparu des programmes habituels hormis quelques pièces favorites, notamment le célèbre Menuet, deux symphonies (en La Majeur,1787, et en ut mineur,1788), ainsi que le Concerto pour violoncelle et orchestre en Si b Majeur. Aujourd'hui, la redécouverte de l'oeuvre de Boccherini nous offre l'image d'un compositeur élégant et sensible. Les compositions des dernières années, et même certaines pièces où n'intervient pas la guitare, dégagent le parfum de sa terre d'adoption. Son oeuvre symphonique et ses concertos gagnent sûrement encore à être connus. Depuis qu'il a fait l'objet d'une représentation à Barcelone, en 1943, le Stabat Mater, dans sa version de 1800, figure quelquefois à l'affiche des concerts. L'effort de musicologues et l'autorité de musiciens renommés ont contribué à redonner à la figure de Boccherini l'ampleur qu'elle mérite. Il reste cependant que le catalogue de son oeuvre varie considérablement selon les sources.

Source : http://membres.multimania.fr/musiqueclassique/compositeurs.htm

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