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 Francesco Géminiani (1687 1762)

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calbo
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MessageSujet: Francesco Géminiani (1687 1762)   Mar 17 Avr - 18:21

Né à Lucques le 5 décembre 1687, décédé à Dublin le 17 septembre 1762
La raison pour laquelle Geminiani travailla en dehors de l'Italie au cours de sa période de maturité, c'est que, se consacrant uniquement à la musique instrumentale, ils ne trouva à exercer son talent qu'à l'étranger, et plus particulièrement dans les pays anglo-saxons. Et ce n'est pas un hasard si né à Lucques le 5 décembre1687, émigra à Londres en 1714. Il mourut le 17 septembre 1762 à Dublin, après avoir mené une carrière qui le rendit célèbre dans toute l'Europe, et surtout à Paris. La formation musicale de Geminiani, qui fut un éminent violoniste et un subtil théoricien du violon et de la composition pour cet instrument, débuta à Lucques sous la direction de son père, qui était lui-même instrumentiste de la Cappella Palatina. Après ses premières apparitions publiques entre 1706 et 1710 dans l'orchestre du théâtre de Lucques, Geminiani quitta sa ville natale pour se rendre à Naples en qualité de premier violon. C'est là qu'il reçut des leçons d'Alessandro Scarlatti. Il avait déjà été l' élève de Corelli à Rome. Geminiani fut, dans un certain sens, l'héritier de la première génération des grands compositeurs du XVIIIè siècle, génération à qui l'on doit la définition de la sonate, du concerto grosso (avec Corelli) et de l' l'opéra seria du XVIIIè siècle (avec Alessandro Scarlatti). En 1714 Geminiani se rendit à Londres. À cette époque, l'illustre cité du royaume britannique attirait de grands compositeurs, comme Haendel, et de célèbres instrumentistes , qui animèrent la vie musicale londonienne pendant plus d'un demi-siècle. Les raisons de ce véritable bouillonnement artistique étaient la prédilection des aristocrates anglais pour la musique italienne. Une sorte l'italianisme fondé sur les traditions musicales assez anciennes s'y développait, si bien que les bords de la Tamise ne reçurent pas l'influence de compositeurs tels que Vivaldi et Hasse, dont les morceaux étaient plutôt diffusés diffusé en Allemagne. Haendel et Geminiani se réclamaient quant à eux du théâtre musical et de l'instrumentalisme en vigueur à la fin du XVIIè et au début du XVIIIè siècle. À Londres, Geminiani fut rapidement apprécié, et il tint même un rôle de choix en tant que directeur d'une société musicale appelée Philo Musicae et Architecturae Societas Apollinis, liée à la franc-maçonnerie. Mais le musicien italien était un être très instable : à la suite de spéculations hasardeuses (parmi lesquelles un désastreux commerce de tableaux), il se retrouva dans une situation financière catastrophique qui le conduisit en prison pour dettes. Il ne dut son salut qu'à l'heureuse intervention d'un de ses élèves et ami le comte d'Essex. Après cet épisode, Geminiani s'est rendu plusieurs fois en Irlande, où il espérait trouver un emploi stable à Dublin, mais il dut se contenter de concerts en tournées. Par ailleurs, tant à Londres qu' à Dublin, il se consacra à l'enseignement et forma des élèves de qualité. En 1740, il se rendit à Paris, qui devenait ainsi, après Londres, le second pôle de son activité de concertiste. L'année suivante, il revint à Londres, où il dirigea quelques représentations théâtrales. De 1749 à 1755, il séjourna pour la seconde fois à Paris, où il composa les musiques d'un ballet intitulé la Forêt enchantée, tiré de la Jérusalem délivrée du Tasse. En 1759, il va s'installer à Dublin comme chef d'orchestre d'un aristocrate, puis il se retira jusqu'à sa mort, en 1762. La production de Geminiani peut se diviser en trois genres : des compositions originales, des partitions reprises de ses contemporains et, enfin, des travaux théoriques. Bien qu'il fût un véritable virtuose du violon, ses compositions n'en étaient pas moins imprégnées des règles et des principes du contrepoint, sévères et rigoureux. En réalité, ses compositions révèlent toujours, par l'emploi du contrepoint, un style « sérieux » ou « d'église» qui fait passer la virtuosité au second plan. C'est le cas de ses œuvres originales, sonates et concertos grossos. Les sonates sont presque toujours à trois, selon un schéma à plusieurs sections instauré par Corelli; les concertos grossos reprennent eux aussi la structure corelienne viennent, avec une forte tendance à la polyphonie. Cependant, la formation musicale est différente dans la mesure où, dans la section soliste du concertino, l'alto s'ajoute aux traditionnels instruments à cordes alors qu'il est absent des autres sections de tutti. Geminiani apporta de nombreuses innovations, aussi bien dans ses sonates que dans ses concertos, en enrichissant sans cesse la partition de nouveautés harmoniques. Les recueils de sonates les plus importantes furent l'op.1 de1716, l'op.4 de 1739 et l'op.5 de 1746, qui se présente sous la double version avec violon ou avec violoncelle (notons de ces sonates de ne sont pas des sonates à trois). Les recueils de concertos grossos, regroupés par six, sont de 1732 (révisés en 1755), de 1733 et de 1743 (il s'agit en fait d'un remaniement de la Sonate op.4 ), et de 1746. Les remaniements regroupent trois séries de six concertos grossos extraits de la Sonate, op.5 et de la Sonate, op.3 de Corelli. Francesco Geminiani, élève de Corelli et de Scarlatti, fût sans doute le virtuose de plus important d'une génération de musiciens parmi lesquels figurent - bien que moins connus -Locatelli, Meneghetti, Somis (également élève de Corelli), Tessarini (disciple de Vivaldi) et Francesco Veracini . Toutefois, malgré de prudentes innovations (Geminiani appartint au groupe des traditionalistes), sa carrière de compositeur fût, comme nous l'indique Bukofzer, beaucoup moins brillante: « Geminiani révèle un goût marqué pour le contrepoint strict par son utilisation de l'écriture canonique et par le choix des titres aussi explicites que celui d'Arte della fuga. Mais, en dépit de sa complexité contrapuntique, son style semble pâle est dépourvu de véritable originalité ». Francesco Geminiani consacra également la seconde partie de sa vie à la rédaction d'ouvrages théoriques, parmi lesquels Rules for Playing in True Taste (Londres, 1739), The Art of Playing on the Violon (Londres, 1751), Guida Armonica (Londres, 1754), et The Art of Accompaniament (Londres, 1754).

source : http://membres.multimania.fr/musiqueclassique/compositeurs.htm

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