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 Herbert Von Karajan

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calbo
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MessageSujet: Herbert Von Karajan   Dim 4 Mar - 13:30

Né le 5 Avril 1908, Karajan descend d'une famille de petite noblesse d'origine grècque. Très tôt, il se dirige vers la musique et dès l'âge de 21 ans il dirige son premier opéra à Salzbourg. En 1928 il est nommé directeur musical à Ulm ou il reste jusqu'en 1934 date à laquelle il est nommé à Aix la Chapelle. En 1937 il part à Vienne (Autriche) et à Berlin en 1938 ou il reste jusqu'en 1945. C'est avec l'orchestre philarmonique de Berlin qu'il enregistre son 1er disque en 1938. Ayant été membre du parti nazi, Karajan est suspendu de toute activité musicale de 1946 à 1948. Réhabilité en 1948, il dirige "Le nozze di Figaro" à Salzbourg; engagé par la firme EMI (dont le directeur était Walter Legge) il enregistre avec le Philharmonia Orchestra ses preimières intégrales de Brahms et Beethoven. La réouverture du festival de Bayreuth en 1951, le voit diriger "Les maîtres chanteurs de Nuremberg"; production devenue légendaire.
À la mort de Furtwängler, Karajan obtient la direction musicale à vie de la Philharmonie de Berlin (1955). Ce sera le début d'une période faste dans la carrière du chef autrichien qui devient ensuite directeur du Festival de Salzbourg (1956-1960) et de l'Opéra de Vienne (1957-1965). C'est de cette époque que date la fameuse anecdote : Karajan arrive à l'aéroport d'une ville européenne et saute dans un taxi. Le chauffeur lui demande "Où puis-je vous conduire, maestro?"; et Karajan de répondre "Où vous voudrez; je suis attendu partout!". On pouvait dire qu'au tournant des années 60, les principales institutions musicales d'Europe étaient contrôlées par Karajan.
En 1962, il réalise la première intégrale des symphonies de Beethoven expressément enregistrée pour une parution en coffret et qui sera publiée, l'année suivante, par la DG dans sa première série de "souscription" annuelle qui fera date et qui lancera la mode des grands coffrets d'intégrales encore de mise aujourd'hui.
En 1965, Karajan se lance dans la production cinématographique avec une version filmée de "La Bohème" mise en scène par Zeffirelli. Pour la circonstance, il a formé sa propre maison de production, la Cosmotel. En 1967, il fonde le Festival de Pâques (Öster-Festspiel) de Salzbourg, où il mettra en scène et dirigera chaque année un opéra, en commençant par la Tétralogie de Wagner, et où il utilisera les services de son Philharmonique de Berlin comme orchestre de fosse.
De 1969 à 1971, épisode moins connu de la vie du chef autrichien, il occupera les fonctions de conseilleur musical de l'Orchestre de Paris qu'il quittera rapidement, insatisfait de la discipline des musiciens parisiens, qu'il trouve très relâchée. Solti qui occupera plus tard les mêmes fonctions, quittera lui aussi pour les mêmes raisons...
Une mauvaise chute à l'occasion de l'enregistrement de Lohengrin en 1975 lui causera des maux de dos chroniques et permanents à compter de cette date. Avec la venue de l'enregistrement numérique puis du CD au début des années 80, Karajan réengistrera la majeure partie de son répertoire selon les nouvelles techniques. Même, en prévision de l'avènement prévu du vidéo numérique, il tournera plusieurs versions cinématographiques de ses concerts dont une intégrale Beethoven (sa cinquième) avec la Philharmonie de Berlin.
De plus en plus autocratique, la direction de Karajan suscitera des conflits avec les musiciens du Philharmonique de Berlin dont le plus sérieux sera déclenché par l'embauche de la clarinettiste Sabine Meyer dans cet orchestre tradionnaliste jusqu'à lors constitué exclusivement d'hommes. Après deux ans, la jeune femme, fatiguée des intrigues incessantes de ses collègues, quittera l'ensemble pour mener une carrière soliste. Mais plusieurs épisodes de rupture-réconciliation de Karajan et de son orchestre accompagneront et suivront cette période.
Il dirige son dernier concert à Berlin à la Saint-Sylvestre 1988. Le printemps 1989 le verra réaliser ses derniers disques avec la Philharmonie de Vienne avec laquelle il s'apprête à diriger Le Bal Masqué de Verdi au Festival de Salzbourg lorsque la mort le surprend le 16 juillet 1989. Une délégation des musiciens de la Philharmonie de Berlin s'apprêtait à le rencontrer pour lui proposer une nouvelle réconciliation...

source :
François Juteau (article composé pour membres.lycos.fr)

discographie :
http://www.amazon.fr/s/ref=nb_ss_w/171-8606378-3384269?__mk_fr_FR=%C5M%C5Z%D5%D1&url=search-alias%3Dclassical&field-keywords=Karajan

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