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 Il Trovatore (Verdi, 1853 en français, puis 1854 en italien)

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calbo
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MessageSujet: Il Trovatore (Verdi, 1853 en français, puis 1854 en italien)   Sam 12 Mai - 21:46

Opéra en un prologue et 4 actes de Giuseppe Verdi

Prologue

Avant le lever du rideau, Ferrando, capitaine de la garde, narre au spectateur le contexte dans lequel l'opéra va se dérouler : le père du comte de Luna a eu deux fils d'un âge proche. Une nuit, on découvrit une gitane près du berceau du plus jeune des deux frères. On la chassa, mais l'enfant tomba malade peu après et on pensa qu'elle lui avait jeté un sort. Elle fut retrouvée et condamnée au bûcher. La fille de la gitane, Azucena, décidée à venger sa mère, s'introduisit dans la château et s'empara du jeune enfant dans l'intention de le jeter lui aussi au bûcher. Mais elle fut prise d'un accès de folie et jeta au bûcher son propre enfant à la place de l'héritier. Elle éleva alors l'enfant de Luna comme son propre fils. Il prit le nom de Manrico. Au début de l'opéra, Manrico est devenu adulte et trouvère, et Azucena est toujours décidée à exercer sa vengeance contre les de Luna à travers Manrico.

Acte I (« Le duel »)

Le palais d'Aliaferia en Aragon. Le comte de Luna, amoureux éconduit de la duchesse Leonora, ordonne à ses hommes de saisir un troubadour qui chante sous les fenêtres de sa bien-aimée. Dans les jardins du palais, Leonora confie à Iñez son amour pour un vaillant chevalier vainqueur d'un tournoi. Elle sait que celui-ci partage son amour, car elle a entendu son trouvère chanter une sérénade sous ses fenêtres. Alerté par le chant du Trouvère qu'il entend au loin, le comte de Luna sort du palais pour livrer duel avec lui. Leonora l'entend aussi, et se précipite au dehors. Elle tombe sur les deux hommes qui déjà ont commencé à croiser le fer. Leonora s'évanouit.

Acte II (« La gitane »)

Dans le camp des gitans, Azucena et Manrico sont assis autour du feu. Elle raconte avec passion ses souvenirs et ses haines, et comment sa mère a été tuée. « Venge-moi » dit-elle à Manrico, qui se demande s'il est bien son fils. Elle le rassure et lui jure son amour de mère. Elle rappelle à son fils comment, engagé dans une bataille contre les troupes d'Aragon, il a épargné la vie du comte de Luna, qu'il tenait pourtant entre ses mains. Il lui répond avoir entendu une voix venue du ciel, le suppliant d'épargner la vie du comte. Un messager vient annoncer à Manrico que Leonora, le croyant mort, s'est cloîtrée dans un couvent. Dans le couvent, le comte et ses hommes viennent enlever Leonora avant qu'elle prononce ses vœux. Il lui chante son amour pour elle (Il balen del suo sorriso). Manrico et ses hommes, venus sauver Leonora, apparaissent alors dans le couvent, et s'opposent aux hommes du comte.

Acte III (« Le fils de la gitane »)

Manrico est parvenu à mettre Leonora en lieu sûr dans son camp de Castellor. Le comte de Luna et ses hommes font le siège du camp. Ils capturent une bohémienne qui rodait alentour. C'est Azucena. Ferrando reconnaît la femme qui avait autrefois jeté le deuxième fils de Luna dans le bûcher. Pour se défendre, elle appelle au secours Manrico, en criant qu'il est son fils. Le comte la condamne au bûcher. Dans la forteresse de Castellor, Manrico et Leonora se préparent à être unis par le mariage. Au moment où leur union va être conclue, un messager arrive et annonce la capture d'Azucena et sa condamnation au bûcher. Manrico réunit ses hommes et se précipite hors de la forteresse.

Acte IV (« Le supplice »)

Manrico échoue dans sa tentative de sauver sa mère. Il est capturé lui aussi, et la mère et le fils sont retenus prisonniers dans le donjon du palais d'Aliaferia. Leonora, revenue au palais, échafaude un plan désespéré pour sauver Manrico. Elle propose au comte de Luna de l'épouser à condition qu'il rende sa liberté à Manrico. Le comte accepte son marché. Mais il ne sait pas que sa bague contient un poison qu'elle est décidée à absorber dès que son amant sera libéré. Ainsi elle échappera à cette union qu'elle refuse. En se rendant au donjon où sont emprisonnés Manrico et Azucena, Leonora absorbe son poison. Elle penètre dans la cellule et presse Manrico de partir. Mais il comprend que celle-ci a payé sa liberté au prix fort, quand il voit le poison produire ses premiers effets. Le comte arrive et trouve Leonora morte dans les bras de Manrico. Il ordonne que Manrico soit condamné à mort, et oblige Azucena à assister à l'exécution. Une fois le travail du bourreau achevé, elle avoue au comte que Manrico était son propre frère en s'écriant « Tu es vengée, ô ma mère ! »

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MessageSujet: Re: Il Trovatore (Verdi, 1853 en français, puis 1854 en italien)   Dim 17 Fév - 16:55

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MessageSujet: Re: Il Trovatore (Verdi, 1853 en français, puis 1854 en italien)   Dim 17 Fév - 16:55

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MessageSujet: Re: Il Trovatore (Verdi, 1853 en français, puis 1854 en italien)   Mer 24 Déc - 19:58

Je suis en train d'écouter un live du Met avec une Azucena qui a peu chanté le rôle et qui est une mezzo que j'apprécie beaucoup. C'est un live du 4 mars 1967 avec la distribution suivante :
Manrico : Richard Tucker
Leonora : Montserrat Caballé
Il Conte di Luna : Robert Merrill
Azucena : "la Vénus noire" (vous la reconnaîtrez sous ce surnom)
Ferrando : Bonaldo Giaotti
Ines : Shirley Love
Ruiz : Charles Anthony
Un messo : Joseph Folmer
Un vecchio zingaro : Luis Forero
Le chef est Molinari-Pradelli.

Ce live m'intéressait justement pour l'interprète d'Azucena.
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MessageSujet: Re: Il Trovatore (Verdi, 1853 en français, puis 1854 en italien)   Ven 26 Déc - 15:45

Voici ma critique sur le live du Met avec Bumbry.

On entend beaucoup le souffleur, ce qui est assez dérengeant.
La direction de Molinari-Pradelli est sans éclat, il fait son job et c'est tout. Le théâtre ne vient pas de sa direction qui n'est pas enflammée.
Tucker a l'héroisme du personnage et est très engagé. Son interprétation d'"Ah sì, ben mio" est belle. Son "Di quella pira" est plein d'héroisme. Néanmoins, la voix est dure et n'est pas belle. On a au moins le personnage.
Caballé n'est pas à son meilleur dans le premier acte (vocalises ratées de son premier air, lourdeur) mais ce qu'elle fait par la suite est sublime. L'apogée est atteinte dans le 4e acte. Les duos sont survoltés. Son "D'amor sull'ali rosee" est de toute beauté avec des pianissimi divins. Cela donne le frisson. Elle est de plus très engagée. Il y a la diction problématique de Caballé avec les consonnes avalées mais ce n'est rien à côté de la beauté de sa voix et de son investissement. C'est une très belle Leonora même si je préfère Leontyne Price.
Bumbry est une Azucena merveilleuse. Elle a la voix du rôle, elle brule les planches, est très touchante dans la scène de la prison notamment. Dommage qu'elle n'ait pas enregistrée le rôle officiellement. C'est une incarnations sans fautes. Rien que pour elle, ce live vaut le coup d'être écouté.
Merrill est lui aussi très bon dans le rôle du Comte, il est très engagé et a une technique parfaite. Sa voix est en adéquation complète avec le personnage. Son accent américain ne me gène pas du tout. C'est un très grand baryton.
Giaiotti est un Ferrando de luxe, j'aime beaucoup ce qu'il fait dans le rôle. La voix est profonde. Lui aussi est très investi.
Je vous conseille de vous procurer ce live au moins pour l'Azucena de Bumbry et la merveilleuse Leonora de Caballé. Le Manrico de Tucker gache un peu le plaisir, il faut aimer ce genre de voix. D'habitude, son timbre particulier ne me gène pas trop mais là, j'ai du mal. C'est une représentation avec beaucoup de théâtre et cela est dû aux chanteurs.
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MessageSujet: Re: Il Trovatore (Verdi, 1853 en français, puis 1854 en italien)   Ven 26 Déc - 21:54

Je ne connais pas du tout ce Giaiotti. Qui est ce éxactement?

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MessageSujet: Re: Il Trovatore (Verdi, 1853 en français, puis 1854 en italien)   Sam 27 Déc - 1:47

Bonaldo Giaiotti est une basse italienne née en 1932. Il a pas mal chanté le répertoire de basse verdienne. Il chante Ferrando dans l'intégrale de Mehta avec Domingo, Price, Cossotto et Milnes. Parmi les rôles verdiens qu'il a interprété en plus de Ferrando : Fiesco, Ramfis, Attila, Samuel, Filippo II, Il Padre Guardiano (studio de Levine et live en DVD édité chez DG), Walter dans Luisa Miller, Banquo, Massimiliano, Zaccaria, Sparafucile, Monterone, Grenvil, Giovanni da Procida (live Bologna de 1986 en DVD notamment), partie de basse dans le Requiem. Il me semble n'avoir rien oublié.
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MessageSujet: Re: Il Trovatore (Verdi, 1853 en français, puis 1854 en italien)   Sam 27 Déc - 13:01

Merci Aurèle je découvre ce chanteur avec plaisir. Si tu souhaites mettre sa bio dans le forum adéquat ne te gênes surtout pas[/u]

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